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La section PS de Puteaux et le Pacte Présidentiel

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Dans une ville où l'UMP a un pouvoir sans limite sous la houlette autoritariste des Ceccaldi, la section PS se bat avec force pour soutenir la candidature de Ségolène Royal et son Pacte Présidentiel.

Distribution de tracts, débats, discussions, présence aux meetings du PS... et bientôt l'ouverture d'un bureau parmanent !

Les militants de la section PS de Puteaux sont exemplairement combattifs, motivés par des pratiques toujours plus abusives de la part de la Mairie de Puteaux.

Et ils ne sont pas les seuls... car même les électeurs UMP créent des blogs contre la politique locale !

Ci-dessous, quelques liens vers les sites et blogs liés au PS Puteaux, ainsi que les blogs sur la ville de Puteaux :

http://www.ps-puteaux.com

http://www.nadinejeanne.com

http://www.monputeaux.com

http://www.nadinejeanne2007.com

http://vertsneuilly.puteaux.free.fr

http://monputeaux.free.fr

http://puteaux2007.canalblog.com

www.ps92.net/puteaux/index.html

http://www.mon92.com/

http://www.puteauxvideo.com/

http://www.92800.com/

http://www.puteauxensemble.com/

http://theetsocialisme.canalblog.com/

Article de L'EXPRESS.FR :

Opposant de gauche à Puteaux, c'est l'enfer…par Pierre-Yves Lautrou

Pressions, calomnie, entrisme: les mille et une manières des Ceccaldi-Raynaud pour paralyser leurs adversaires

«Pour militer au PS à Puteaux, il faut vraiment être un peu kamikaze…», lâche, fatiguée, Nadine Jeanne. Ce matin-là, la chef de file socialiste de l'opposition au conseil municipal a trouvé un nouveau tract dans sa boîte aux lettres. Un tract - mensonger - qui raconte qu'après avoir giflé un élève musulman elle serait mise en disponibilité du collège de Nanterre où elle enseigne le français… La veille, Charles Ceccaldi-Raynaud en personne s'est rendu dans l'établissement, accompagné d'un représentant de la communauté musulmane de Puteaux! La semaine suivante, une nouvelle lettre est adressée au voisinage. Son titre? «Sanglots étouffés d'un petit musulman» … «C'est une manipulation grossière, comme d'habitude», affirme Nadine Jeanne, qui, de nouveau, a porté plainte.

Etre opposant à Puteaux n'est pas une sinécure, loin de là! «Ceccaldi est un anti-oppositionnel primaire, résume Olivier Crouillebois, fondateur de Puteaux Alternative!. Il ne supporte aucune opposition, du PC au FN.» Un trait de caractère qu'on lui connaît depuis toujours, ou presque. Dès son élection, en 1969, il multiplie les pressions. Ceux qui l'affrontent se retrouvent en butte à de multiples tracasseries juridiques, administratives ou immobilières, quand ils ne reçoivent pas des coups de fil anonymes leur conseillant de quitter la ville. A la longue, cela finit forcément par décourager les candidats et par user ceux qui restent, résignés.

D'autant que Ceccaldi-Raynaud entretient à merveille la confusion des genres. Membre de la SFIO, l'ancêtre du PS, passé à droite, il célèbre longtemps le 1er Mai et ne cache pas sa fascination pour Jaurès, dont un buste orne son bureau. «Je me souviens de campagnes électorales où les vieux Putéoliens nous demandaient pourquoi nous attaquions le maire, puisqu'il était socialiste aussi!» grince un hiérarque du PS des Hauts-de-Seine.

Dans les années 1980, le maître de Puteaux va faire encore plus fort, parvenant carrément à contrôler la section PS de la ville. A l'époque, Dominique Dardel, le fils aîné de l'ancien maire, tente de s'implanter dans la perspective des élections de 1989. Ceccaldi-Raynaud voit rouge: le nom de Dardel l'inquiète toujours. Au PS, la période est agitée. Gérard Brisset, patron de la section locale, n'est pas sûr de tenir ses troupes et de garder la majorité. Ceccaldi-Raynaud va l'y aider en faisant adhérer au PS… des hommes à lui! «Quelque temps avant le congrès de Rennes, les effectifs de la section ont été multipliés par deux», se souvient Olivier Crouillebois, qui y militait alors.

Le PS des Hauts-de-Seine, se doutant qu'il se passe des choses louches à Puteaux, a déjà mis la section sous tutelle. Il faut dire que le traitement de faveur dont bénéficient les socialistes putéoliens de la part de la mairie - locaux, téléphone et impression du journal pris en charge… - ne laisse pas d'étonner les camarades des autres villes. On exige donc des militants qu'ils aillent voter les motions du congrès au siège de la fédération, à Clichy. Une moitié d'entre eux s'y rendront, mais… la veille du vote officiel, et véhiculés par la mairie! «Jamais de la vie, rigole Charles Ceccaldi-Raynaud, mais, s'ils me l'avaient demandé, j'aurais volontiers accepté…» Le PS de Puteaux totalement infiltré par les ceccaldistes, les militants «authentiques» ont fini par fuir la section, préférant adhérer à Nanterre ou dans d'autres structures. Et tout au long de ces années, les Ceccaldi-Raynaud se sont fait élire au premier tour des élections municipales et cantonales...

Le renouveau est tout récent. Il est lié à l'arrivée de Nadine Jeanne, élue au conseil municipal en 2001, candidate aux cantonales de 2002, parvenue à repousser la candidate ceccaldiste au second tour en 2004. Offensive, courageuse, mais fatiguée, aussi: «J'ai compris que, quoi que je fasse, quoi que je dise, ils trouveraient des trucs pour me traîner dans la boue, assure-t-elle. S'il n'y a personne, j'irai en 2008, mais ce n'est pas moi qui vais abattre la forteresse.»

Car, depuis 2002, les intimidations ont repris. A cause d'un autre militant socialiste, devenu célèbre en quelques mois, Christophe Grébert. Journaliste à Paris, il a commencé par lancer un site Internet d'infos locales sur sa ville, Monputeaux.com, transformé ensuite en blog - un carnet de bord personnel et interactif sur le Web. Inlassablement, Grébert traque les faits et gestes des Ceccaldi, couvrant manifestations et évènements. Alors que leur règne s'écoulait tranquillement, dans la plus grande discrétion, voilà que leurs moindres écarts se retrouvent sur Internet. «Pour la première fois, la population avait des infos, souligne Nadine Jeanne. Jusque-là, c'était le black-out, la mairie vivait en autarcie.»

Evidemment, la famille n'a pas supporté. Grébert s'est vu régulièrement interdire l'accès au conseil municipal. En octobre 2003, pour plus de sûreté, il vient même accompagné de commissaires de police, de caméras et d'élus en écharpe tricolore. Ceccaldi-Raynaud ne se démonte pas pour autant et fait refouler tout ce petit monde! Comme toujours, les plaintes déposées restent sans suite.

Grébert a aussi droit aux menaces et aux pressions. La mairie a carrément racheté l'appartement mitoyen du sien pour y loger un employé municipal! Les Ceccaldi, enfin, l'ont attaqué en justice. Une erreur: on n'a jamais autant parlé d'eux depuis, et Grébert est devenu un héraut de la liberté d'expression sur Internet. «Il a de plus en plus d'audience, affirme François Top, le jeune secrétaire de section qui a succédé à Gérard Brisset après vingt-six ans de mandat. Et la mairie sent qu'il se passe quelque chose à cause de lui.»

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